QUENTIN - DEBAT
Le café-débat de Saint Quentin en Yvelines
 

Fonctionnement

 

 Le Café-Débat de Saint Quentin en Yvelines  se déroule de 16h30 à 19h00 environ les premier et troisième samedis de chaque mois au "Marina" à Montigny le Bretonneux près du centre commercial, et au restaurant "L'Abbaye" à Saint Cyr l'Ecole.

Les sujets (philosophiques, d'actualité ou de société) sont proposés par les participants et programmés pour la ou les réunions suivantes. Certains débats peuvent être introduits par un invité spécialement sollicité. La personne qui a proposé le sujet, ou son invité, rédige un bref texte qui est distribué aux participants, et qui est présenté par son auteur.

La prise de parole des participants se fait ensuite dans l'ordre des demandes.

Le bistrot propose des consommations (payantes...), ne pas oublier de les régler en partant....!

 

 

 

Programme à venir


Le Café-Débat est en vacances jusqu'en septembre.
Le programme de la rentrée est le suivant :

13 septembre 2008 :   "La vie a t-elle un sens ?"
                                            Réunion au Marina à Montigny le Bretonneux
                                            Débat introduit par Jean-Jacques Vollmer

27 septembre 2008 :   "Comment cheminer vers la sagesse ?"
                                            Réunion à l'Abbaye à Saint Cyr l'Ecole
                                            Débat introduit par Marie-Odile Delcourt

En attendant, visitez les sites de la communauté 
"Les philosophes épars"
ou encore
"Le Café-Philo des Phares"

                                                                


Lieu et date des réunions

Les réunions débutent à 16 heures 30

Elles se tiennent le samedi, en principe deux fois par mois, le premier débat du mois ayant lieu au "Marina" à Montigny le Bretonneux,  le second au restaurant "L'Abbaye" à Saint Cyr l'Ecole, mais des ajustements sont possibles en fonction de la disponibilité des intervenants, et de la période : jours fériés, périodes de vacances, ....

 

Le MARINA   26 place Etienne Marcel  78180 MONTIGNY LE BRETONNEUX   

                             Tél. : 01 30 57 54 97

 

 

Restaurant L'ABBAYE 36 rue Gabriel Péri 78210 SAINT CYR L'ECOLE

                             Tél. : 01 30 58 16 16

  

 

Plan d'accès au Café :

Le Marina :      Plan à grande échelle

                        Plan à petite échelle

 

L'Abbaye :       Plan à grande échelle

                        Plan à petite échelle

 Inscrivez-vous à la "Newsletter" si vous voulez recevoir régulièrement le programme des réunions, le dernier article paru, et des informations diverses.
                                                                                                                                                                                 

L'Ecole de la 2ème chance


Les animateurs du Café-Débat  s'impliquent dans le programme de " l'Ecole de la deuxième chance" qui vient de s'implanter à Trappes. Ils proposent aux stagiaires des sujets de débat, et ils en réalisent l'animation. Plus de détails ICI.

Pour en savoir plus : voir le site de l'Ecole E2C78

Pour lire les textes de présentation : cliquer sur les titres dans la marge ci-contre à droite, rubrique "Ecole de la 2ème chance".

                                                                                                                                                                             

Samedi 16 octobre 2004

 

Est juste ce qui est conforme au droit et à la justice. (définition du Petit Larousse).

L’acte est, en terme de droit, la manifestation de la volonté d’un individu et il est important qu’elle ne soit pas contrainte par violence ni manipulée par tromperie.

Justifier un acte c’est en démontrer son bien-fondé, son caractère légitime ou nécessaire.

La justification d’un acte (l’explication des raisons qui nous ont poussés à agir) permet de se justifier mais aussi de s’en dédouaner ou de dégager sa responsabilité.

 

Pour un sophiste*, la vérité réside dans l’efficacité. Est vrai ce qui parvient à ses fins et produit l’effet escompté. Est faux tout ce qui manque son but. En gros : «Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ! » ou : tout est bon pour arriver au résultat souhaité…

Si l’on suit ce raisonnement, où se situent alors la morale et la légalité ?

Ainsi, on a torturé afin d’obtenir des informations, on a menti au peuple pour accéder au pouvoir et dénoncé son voisin contre rétribution !

Faut-il utiliser tous les moyens possibles pour aboutir à concrétiser les actes que nous pensons être justes ? (en outre, pouvons-nous définir exactement ce qu’est un acte juste à nos yeux ?).

Toute notre vie, nous serons confrontés à des choix, parfois cornéliens, nous aurons des décisions capitales à prendre, des chemins hasardeux à suivre… Les actes que nous devrons effectuer tout au long de notre existence le seront dans une optique précise, reconnue par nous seuls, nous conduisant vers les objectifs que nous nous serons fixés.

N’oublions pas cependant que nous aurons toujours à répondre de nos actes, que ce soit devant nos proches, la justice et les lois de notre pays, notre communauté ou devant Dieu pour certains.

La justification que nous donnons à notre action doit-elle primer sur l’acte lui-même et les moyens mis en place pour sa réalisation ?

Pour madame Imbert, le plus important n’a pas été de donner la mort à son enfant mais le « pourquoi » de cet acte (hors-la-loi jusqu’à présent). Elle doit justifier son action aujourd’hui devant la société qui lui demande des comptes mais elle dit être en paix avec elle-même car, par amour, elle a réussi à faire ce que son fils lui réclamait.

Dans « La condition humaine » de Malraux, Kyo comparaît devant König qui veut absolument lui faire perdre sa dignité en ne lui laissant le choix qu’entre trahir ses camarades ou être livré à la torture. Il prend alors une troisième option, celle du suicide en avalant du cyanure. La conséquence de son acte en est la mort et ce qui justifie sa décision c’est qu’il a agi en fonction de ce qu’exigeait sa conscience : il est resté  « propre ». D’aucuns diront pourtant qu’il a manqué de courage quand on découvre ce qu’a fait son ami Katow…

Pour arriver au but désiré, les actes que nous accomplissons ne doivent pas être contraires à notre éthique personnelle… sinon pouvons-nous encore être respectables ?

Cependant, rappelez-vous l’histoire de cet avion qui s’est écrasé dans la Cordillières des Andes. Il transportait une équipe de rugbymen argentins. Pour survivre, les rescapés durent se résoudre à manger leurs amis décédés dans le crash. Certes, le cannibalisme reste toujours considéré comme un acte de barbarie et pourtant c’est ce qui a permis à ces hommes, perdus dans un environnement hostile, de ne pas mourir. Ici, pas de justifications à proprement parler, car, dans ce cas précis, nécessité fait loi (quoique nombreux sont ceux qui n’auraient pu aller jusqu’à cette transgression ultime pour sauver leur peau).

Dans une situation extrême, je pense que les tabous peuvent disparaître pour ne privilégier que l’essentiel : l’instinct de survie, le prix à payer en étant le renoncement à nos valeurs profondes et c’est loin d’être négligeable pour beaucoup d’entre nous.

Comme pour Kyo, ces hommes n’ont eu que deux choix possibles : mourir lentement ou devenir anthropophages. Ils ont pu manger de la chair humaine car leur désir de vivre  a pris le pas sur leur éthique personnelle, la morale et les lois. Reste à savoir comment ils ont, depuis, intégré cet acte dans leur conscience en dehors du contexte dramatique.

Durant la seconde guerre mondiale, nombre de résistants ont sacrifié leur vie pour sortir le pays de la tyrannie nazie tandis que d’autres collaboraient sans vergogne.

In fine, l’objectif à atteindre (libérer la patrie) a exigé l’appel à la conscience et à la volonté personnelle de ces combattants dont les actes courageux ont fait d’eux des héros qui ne se sont pas compromis. Ils ont été au bout de leurs  convictions intimes en payant le prix du sang. C’est d’ailleurs ce qui leur confère ce caractère héroïque.

Sans dimension morale et en dehors du cadre de la loi (quand la loi est juste et non arbitraire), aucun acte ne peut trouver de justification.

 

Les actes monstrueux du 20e siècle ont vu le jour avec la collaboration d’individus qui se sont contentèrent d’appliquer à la lettre, et sans aucun état d’âme, les lois iniques du nazisme, du fascisme ou du franquisme. Ils puisaient leurs justifications dans des politiques dévoyées qui ont vécu de l’extermination de leurs semblables à des fins hégémoniques.

 

Par contre, un gouvernement peut se trouver dans l’obligation de commettre des actes qui sont généralement considérés comme des crimes afin d’assurer la survie du pays et celle de la loi dont il est responsable. Ce sont les raisons invoquées pour justifier la guerre. La raison d’état fait appel à la nécessité et les crimes commis en son nom (pleinement criminels en regard du système juridique en vigueur) le sont au titre de mesures d’exception, les actes d’état n’étant pas soumis aux mêmes règles que ceux des citoyens de cet état.

Nous pouvons, hélas, constater que ce siècle qui commence n’en a pas fini avec les atrocités et leurs justifications aberrantes…

 

Gardons à l’esprit que même le droit ne doit pas pouvoir nous obliger quand la morale nous retient, le pire des jugements étant celui que l’on porte sur soi-même.                                                                                             

                                                                                              DANY

 

* Pour un sophiste, si l’on ne peut connaître le vrai et le bien, il n’y a rien de juste ni d’injuste en soi : tout se réduit à l’utile. Il n’y a pas de connaissance plus vraie qu’une autre, il s’agit seulement de savoir ce qui vaut le mieux.

 

 

 

Justification du titre de mon exposé (suite aux questions de certains d’entre-vous)

 

Pourquoi je n’ai pas choisi d’intituler mon sujet : « La fin justifie-t-elle les moyens ? »

Dans le mot « acte », que je préfère, il y a l’implication obligatoire de la volonté de l’individu.

Cette notion n’apparaît pas dans la définition de « moyens ». Seule la finalité des moyens aboutit à l’acte.

Quant au mot « résultat », il signifie ce qui arrive ou se produit à la suite d’une action et les conséquences qui en découlent.

« La fin », dans le sens qui nous intéresse ici, c’est ce vers quoi tend le déroulement d’une action, sa conclusion, son dénouement. La notion de « conséquences » n’est pas mise en évidence comme elle l’est dans la définition du mot « résultat ».

Or, ce qui est le plus important, ce sont les conséquences de nos actes. C’est ce sur quoi nous devrions nous interroger avant d’agir car c’est ce dont nous aurons à nous justifier.

 

                                                           DANY

 

Newsletter

Inscription à la newsletter

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
 
 
Blog : Techno sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus