Fonctionnement

 

 Le Café-Débat de Saint Quentin en Yvelines  se déroule de 16h30 à 19h00 environ les premier et troisième samedis de chaque mois au "Marina" à Montigny le Bretonneux près du centre commercial, et au restaurant "L'Abbaye" à Saint Cyr l'Ecole.

Les sujets (philosophiques, d'actualité ou de société) sont proposés par les participants et programmés pour la ou les réunions suivantes. Certains débats peuvent être introduits par un invité spécialement sollicité. La personne qui a proposé le sujet, ou son invité, rédige un bref texte qui est distribué aux participants, et qui est présenté par son auteur.

La prise de parole des participants se fait ensuite dans l'ordre des demandes.

Le bistrot propose des consommations (payantes...), ne pas oublier de les régler en partant....!

 

Le Café-Débat est une association : pour en faire partie, télécharger le bulletin d'adhésion.

 

 

PROGRAMME A VENIR


Le Café-Débat reprendra ses activités en septembre 2009


Lieu et date des réunions

Les réunions débutent à 16 heures 30

Elles se tiennent le samedi, en principe deux fois par mois, le premier débat du mois ayant lieu au "Marina" à Montigny le Bretonneux,  le second au restaurant "L'Abbaye" à Saint Cyr l'Ecole, mais des ajustements sont possibles en fonction de la disponibilité des intervenants, et de la période : jours fériés, périodes de vacances, ....

 

Le MARINA   26 place Etienne Marcel  78180 MONTIGNY LE BRETONNEUX  

L'ABBAYE    36 rue Gabriel Péri 78210 SAINT CYR L'ECOLE

    

La question que je voulais poser en anglais est : « Do we see purpose in nature ? ». Quelqu’un a déjà suggéré que nous allions débattre créationnisme contre évolutionnisme, mais ce n’est pas exactement mon intention dans ce débat. On peut penser cela parce qu’il existe en effet un mouvement appelé « dessein intelligent », que des gens ont tendance à confondre avec le créationnisme bien que ce ne soit tout de même pas la même chose. Pour clarifier les choses :
-          le mouvement créationniste maintient que Dieu a tout créé en 6 jours et cela il y a environ 6,000 à 10,000 ans. Il y a dans ce mouvement des scientifiques mondiaux de très haut niveau (doctorats). Il y a aussi des scientifiques de très haut niveau qui se disent créationnistes, qui pensent que Dieu à tout créé, mais qui sont moins précis sur la date d’origine. Ensuite, il y a des scientifiques qui se disent évolutionnistes mais théistes.
-          le mouvement « dessein intelligent » se distingue du mouvement créationniste : il dit qu’il est possible de déduire à partir des données que certains traits du monde naturel sont mieux expliqués par une cause intelligente que par des processus aveugles et sans direction. Ses partisans disent qu’en regardant la nature on trouve de telles complexités qu’il n’est pas très scientifique d’éliminer à priori une source intelligente comme en étant l’origine. Par exemple, en étudiant certaines machines moléculaires, le raisonnement conduisant à leur attribuer une origine intelligente est la meilleure explication scientifique. Ce mouvement ne se prononce pas sur la nature de cette intelligence, ni sur la date de l’origine, mais pointe les faiblesses de la théorie de l’évolution darwinienne. Ce mouvement grandit partout dans le monde, surtout, mais pas exclusivement, parmi des scientifiques jeunes et plus ouverts.
 
Mais ce que je voudrais faire, c’est poser une question plus philosophique, plus fondamentale de notre pensée. En essayant de traduire « Do we see purpose in nature ? », on est amené à utiliser des mots dessein intelligent, mais ce qu’on cherche est vraiment la question suivante : est-ce qu’on trouve un dessein, un projet, un objectif, un but, une intention, une finalité dans la nature ? Oui ou non ? Je voudrais que nous utilisions la logique et le raisonnement pour répondre à cette question.
 
Oui ou non ? Si non, est-ce que ça colle vraiment avec notre expérience ? Faisant partie de la nature voyons-nous des buts, des intentions en nous ? Observons-nous des choses dans la nature qui montrent des buts ou des fins ? Si non, pourquoi débattre de quoi que ce soit s’il n’y a pas de but (ni d’ailleurs de signification) dans nos paroles ? Pourquoi ou comment peut-on faire de la science si on ne s’attend pas à observer des buts ou des fins dans la nature ? Est-ce que la nature est vraiment remplie de tant de choses qui ne servent absolument à rien ? Ou est-ce qu’on voit beaucoup de choses dans la nature qui servent des buts ? Pourquoi les êtres humains sont-ils orientés vers des missions comme sauver les baleines ? Pourquoi nous révoltons-nous contre le gaspillage ? Pourquoi désirons-nous des buts dans notre vie ?
 
Si oui, d’où vient ce dessein ? Il y a deux possibilités : soit il fait partie intégrante de la nature (il est inscrit dans la matière) ; soit il est imposé à la nature par une source d’intelligence extérieure à la nature et à son origine.
 
L’athée Richard Dawkins a dit ceci : “The illusion of purpose is so powerful that biologists themselves use the assumption of good design as a working tool”. Cela se traduit par : « L’illusion du dessein est si puissante que les biologistes eux-mêmes utilisent cette hypothèse de bon dessein comme outil de travail ». Utilise-t-il un bon raisonnement ? Est-il cohérent ?  A-t-il raison de dire que le dessein, le but, la fin dans la nature n’est qu’une illusion ? Ou est-ce qu’il se trompe à cause de son a priori ? Nous avons une expression en anglais qui dit : “If it looks like a duck, quacks like a duck, and walks like a duck, it is a duck”. Je le traduis, « Si cela ressemble un canard, fait le bruit du canard, et marche comme un canard, c’est un canard. » Est-ce que ceci est un raisonnement correct ?
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Commentaires

Je sépare le commentaire en deux parties, pour des raisons de taille sur over-blog.

Commentaire d’une scientifique

 

1.       Un titre relatif au “dessein intelligent” ne peut pas escamoter le débat créationnisme contre évolutionnisme. Le mouvement de l’”intelligent design”, s’il se distingue du créationnisme traditionnel par un habillage qui se veut scientifique, a bien pour objectif de “prouver” que la nature a été façonnée par une intelligence supérieure. De tout temps, l’intelligence supérieure, transcendante, responsable de la création du monde s’appelle Dieu, c’est l’une de ses définitions. La “théorie“ de l’Intelligent Design ou Dessein Intelligent prétend démontrer que la théorie de l’évolution ne suffit pas à rendre compte de ce que nous observons dans la nature. La théorie de l’évolution suppose que les changements se font au hasard des mutations, et que, parmi les formes mutées, ne subsistent que les plus aptes à survivre dans l’environnement particulier concerné, triées par la sélection naturelle[1]. Le problème que pose cette théorie à certains est que la combinaison hasard + sélection naturelle, processus aveugle et sans direction comme le dit Nancy, n’est pas compatible avec un programme déterminé a l’avance, un projet de création progressive vers un but fixé à l’avance : il s’agit donc bien du débat d’aujourd’hui.

 

2.       La question posée est donc : trouve-t-on du projet, de l’intention, de la fin dans la nature ? Que dit l’expérience à ce sujet ? Incontestablement, il existe dans la nature des objets merveilleusement complexes et fonctionnels, magnifiques aussi, que l’on ne peut qu’admirer. La science d’aujourd’hui permet-elle d’en expliquer l’existence ? Que peut-on espérer de la science de demain ?

a. L’objet de la science est de comprendre comment fonctionne la nature. En ce qui concerne les organismes vivants, sa réponse est la théorie de l’évolution, incluant le rôle du hasard, difficilement compatible avec la notion de projet en tant que programme pré-établi de façonnage ;

b. Y a-t-il aujourd’hui des obstacles sérieux permettant de remettre en cause la théorie de l’évolution ? NON.

c. Sait-on décrire complètememt aujourd’hui la genèse d’organes compliqués, l’oeil par exemple? Non : on ne sait pas exactement quel chemin a été suivi par exemple depuis la matière vivante aveugle jusqu’à la matière vivante dotée d’un oeil. Mais on sait qu’un tel chemin a été parcouru plusieurs fois de manière indépendante et on connaît des formes intermédiaires[2]. On sait aussi que la nature fonctionne avec diverses boîtes à outils, par bric à brac et raboutage, qu’elle utilise beaucoup la redondance et le recyclage d’anciennes fonctions dans de nouvelles fonctions (exaptation).

d. L’intention, le projet, la fin sont la question du sens, question philosophique à laquelle la science ne peut répondre

 


  1. Faire appel a une intelligence extérieure à la nature, est-ce une réponse scientifique ?


NON, absolument non. Lorsque la science ne répond pas à une question, il y a deux possibilites

a. La science n’est pas encore assez avancée

b. La question ne fait pas partie de son domaine

Avoir pour réponse : “cet organisme est trop complexe, donc il est le fruit d’une intention transcendante extérieure”, n’est pas une réponse scientifique. Pour paraître scientifique, le dessein intelligent a inventé la notion de complexité irréductible : cette notion n’a pas de pertinence scientifique, il n’en existe aucune démonstration acceptable, cela a même fait l’objet d’un jugement public a Dover en décembre 2005[3]

Toute réponse du type “Dieu “ ou “intelligence extérieure” ne fait pas partie du domaine de la science, mais de la Métaphysique. La science ne dira jamais si Dieu existe ou s’il n’existe pas, et ne pourra jamais le démontrer.

 


  1. Comment se fait-il que des scientifiques soutiennent Dessein Intelligent et Complexité irréductible ?


Je pense que leur position peut :

-          Soit être un soutien à la notion de Complexité Irréductible qui n’est aucunement démontrée. Alors c’est une erreur scientifique, qu’ils font souvent au nom de leurs croyances, ce qui est un grave mélange de genres,

-          Soit être celle du scientisme, attitude philosophique consistant à considérer que la connaissance ne peut être atteinte que par la science (Petit Robert), ce qui me paraît très réducteur. Et la science ne peut démontrer Dieu





[1]On peut dire que le moteur de l’évolution est la sélection naturelle, et que le carburant en est le hasard



[2]La supériorité d’un être doté de la vue sur un être aveugle est telle que la pression de sélection a été très forte. On sait aussi que notre oeil, par exemple, n’est pas le meilleur oeil que l’on aurait pu construire (il a une tache aveugle en plein milieu du champ de vision, pour faire passer le nerf optique de l’avant a l’arrière de la rétine, vers le cerveau). Si un ingénieur avait eu le projet de construire cet oeil, il aurait fait un peu autrement...



Commentaire n° 1 posté par Marie-Odile le 28/01/2007 à 11h20

5. La science d'aujourd'hui, incluant la théorie de l'évolution, est-elle compatible avec la foi en Dieu ?


OUI, à condition qu'il y ait cohérence de la pensée, ce qui est assez exigeant. Cela veut dire que le scientifique doit confronter les croyances qu'on lui a transmises avec ce que nous apprend la science. Lorsqu'il y a conflit, il doit réexaminer ses croyances à la lueur des nouvelles connaissances, et cela peut toujours se faire. Cela s'est fait, dans la douleur, avec Galilée. Cela se fait aujourd'hui avec l'évolution, qui bouleverse nos croyances sur la création. C'est difficile, cela fait peur à beaucoup, nombreux sont ceux, scientifiques ou non, qui ont perdu la foi à cette occasion. Mais c'est très riche car cela ouvre de nouveaux horizons. L'évolution nous oblige à renoncer à une image trop humaine de Dieu, celle d'un Dieu "façonneur" (nous avions déjà renoncé à l'image du potier façonnant la glaise...). Par contre, la Genèse qui, dans la Bible, décrit la création du monde en 6 jours, demeure une belle expression poétique de l'évolution de l'univers par émergences successives (les astres, la lumière, la terre et l'eau, la vie qui se développe et se complexifie peu à peu, l'homme en dernier, dominant la nature).


6. Ma vision personnelle de scientifique ayant foi en Dieu.


Notre univers obéit à certaines lois et constantes dont nous ignorons l'origine et qui sont telles que l'éclosion de la vie y était possible. Ma croyance aujourd'hui est que ces lois et constantes peuvent avoir été fixées ou voulues par Dieu, afin que cetrte éclosion soit possible. La vie est apparue (5) vraisemblablement au hasard des réactions chimiques, grâce à la patience du temps, car la probabilité d'un événement, même rare, augmente avec le temps et le nombre d'essais. Ensuite, le déroulement de l'évolution s'est fait sans plan préétabli, la force de vie poussant vers la complexité, la conscience, la pensée, l'amour. Peut-on dire alors que "le dessein fait partie intégrante de la nature, qu'il est dans la matière" (question de Nancy) ? En quelque sorte oui.


7. Tout est-il magnifique dans la nature ?


Non, bien sûr. L'évolution fonctionne par essais-erreurs, ce qui suppose bien des échecs et voies sans issue, plus nombreux que les succès (6). Et vivre n'est pas sans douleur : le fort dévore le faible, les bactéries et virus induisent des maladies,...Le mal fait partie intégrante de la nature. Et parmi les projets humains, sauver des baleines est certes admirable, mais que dire d'un génocide, ou du trafic d'organes ?


En conclusion, je pense que s'il existe un dessein intelligent, un pouvoir transcendant créateur de la nature, il faut le chercher différemment de ce que nous avons appris à faire, et en intégrant la notion de hasard qui est si dérangeante. L'éclosion des immenses possibilités de la matière, ne serait-ce pas un projet, une intention ?


Marie-Odile


(5) J'ai longtemps pensé que le saut était si grand entre vivant et non-vivant que le souffle créateur de Dieu était nécessaire, que l'animé ne pouvait sortir de l'inanimé. AUjourd'hui, je penche davantage pour le contraire. J'ai constaté les capacités extraordinaires de la matière à s'auto assembler, à s'organiser, à recopier des structures, à exploiter les divers modes de liaison.


(6) A deux reprises au moins, 90 à 95% des espèces vivantes ont disparu brutalement de la Terre.

Commentaire n° 2 posté par Marie-Odile le 28/01/2007 à 12h07

Bonjour,


J’ai été très intéressé par la problématique que vous posez sur la question du dessein intelligent ; malheureusement, je n’ai pu participer au café-débat. De fait, je crois qu’il faut distinguer la question du dessein intelligent de la théorie créationniste. Je pense d’autre part qu’il nous faut distinguer la méthode propre en science expérimentale, qui se limite à une description des phénomènes, toujours limitée, comme le dit le physicien Dirac : " le seul but de la physique théorique consiste à calculer des résultats qu’il est possible de comparer avec l’expérience, et il est tout à fait inutile de fournir une description satisfaisante de la totalité des phénomènes ". Et la réflexion d’ordre philosophique sur le monde, l’inscription ou non d’une finalité dans la nature.


En fait, longtemps, depuis le procès Galilée, science et foi ont été en opposition. Aujourd’hui, nous avons coutume de dire que nous avons dépassé ce conflit, que nous avons mieux délimité chaque domaine et que foi et science ont trouvé une situation de bonne entente grâce au respect de leur domaine propre : une " ligne de démarcation " en quelque sorte. Mais s’il faut éviter le risque du concordisme, cette affirmation ne laisse pas cependant d’être insuffisante. Une réflexion d’ordre philosophique peut nous permettre de préciser les choses. A travers les découvertes du siècle dernier en effet, (physique de la relativité et théorie quantique), c’est une révolution en physique théorique, digne de la révolution copernicienne, qui s’est opérée. Elle pose le problème de la connaissance expérimentale de façon nouvelle ; la physique moderne renvoie en effet plus profondément que par le passé à des interrogations d’ordre philosophique, avant d’être théologique, et à la limitation radicale et intrinsèque du savoir en matière expérimentale : nous sommes sinon en présence de ce que Kant appelle précisément l’estravagance de la raison : Nous pouvons voir que si la science nous permet d’accéder à une vraie connaissance, elle n’en demeure pas moins plus que jamais dans un domaine descriptif et dans l’ordre de l’approché. (Ce que les notions d’analogie et de métaphore nous aident à comprendre pour parler des particules fondamentales par exemple : l’électron n’est ni une particule, ni une onde, il s’en rapproche de façon fondamentale, précisément, sans jamais coïncider avec ce que nous connaissons dans le domaine macroscopique). Ainsi, c’est en acceptant sa limite qu’elle est une vraie connaissance, la plus précise qui soit (cf l’utilisation de l’outil mathématique des statistiques en physique quantique). Cela nous ouvre ainsi à la possibilité et même la nécessité d’une connaissance d’ordre supérieur, celui de la raison philosophique et davantage, de la foi.


Sur la question qui nous occupe du dessein intelligent, je comprends la réticence des scientifiques pour en parler dans un contexte strictement scientifique. Mais cela n’exclut nullement, et appelle même la question sur le plan philosophique. Je crois à partir de là, en m’inspirant d’Aristote, que l’on peut faire deux constatations qui correspondent à notre expérience la plus commune :


 - il y a du hasard dans la nature, et ce hasard est totalement irréductible ; Aristote le situait comme contingence de la matière, en fonction du fait que celle-ci est divisible à l’infini ; si nous savons aujourd’hui que les choses sont plus compliquées que cela, le principe d’indétermination de la physique quantique ne peut-il pas être analysé philosophiquement comme retraduisant cette indétermination de la matière et donc cette présence irréductible du hasard dans la nature que je vois ?


- et le hasard, aussi inéluctable et universel soit-il, n’est pas une cause dans la nature : tout simplement parce que je ne peux concevoir le hasard qu’en fonction d’un ordre préexistant ; c’est-à-dire que philosophiquement, selon l’expérience la plus commune, je ne peux comprendre le hasard que comme ce qui vient poser une exception par rapport à quelque chose qui arrive le plus souvent : ainsi, lorsque je reçois une tuile de mon toit presque à chaque fois que je sors dehors, ce n’est pas une question de hasard, mais c’est de l’inconscience (il faut bien rire un peu)… Cela veut dire au niveau scientifique, que ce n’est pas parce que je ne peux me passer d’une explication descriptive des phénomènes qui inclut le hasard que je dois ou peux poser que le hasard est cause de l’évolution.


Ceci laisse peut-être encore entière la question de la finalité, mais ouvre un champ renouvelé de réflexion… A noter que la question de la finalité me semble beaucoup plus fortement inscrite dans un univers où il y a de l’évolution dans la matière, que dans une conception fixiste ou créationniste. Et que la notion de création dépasse infiniment cette question du créationnisme.


Je fais totalement miennes les conclusions de Marie-Odile : je pense que s'il existe un dessein intelligent, un pouvoir transcendant créateur de la nature, il faut le chercher différemment de ce que nous avons appris à faire, et en intégrant la notion de hasard qui est si dérangeante. L'éclosion des immenses possibilités de la matière, ne serait-ce pas un projet, une intention ?


Par contre, je suis plus prudent en ce qui concerne l’existence des lois, étant toujours pour une part reconstruction, elles ne seront jamais totalement adéquates à une description de la totalité des phénomènes ; partant de là, ce n’est pas tant les lois elles–mêmes qui sont mises par Dieu dans la nature, qu’une réalité fondamentale de la constance des phénomènes, et d’un dessein présent au cœur de la matière, ce qui est une constatation philosophique avant d’être une question de Révélation biblique, de foi.

Commentaire n° 3 posté par Yannig de Percevaux le 01/02/2007 à 09h37

Il y à un site interressant sur ce sujet.


http://www.mecaniqueuniverselle.net


Les preuves d'un sens déterminé son parfois un peu touffues, mais elle se veulent logiques et me parraissent assez convaincantes


 


 

Commentaire n° 4 posté par charlotte le 10/02/2007 à 20h04

Dans son livre The Politically Incorrect Guide to Darwinism and Intelligent Design, le professeur Jonathan Wells (doctorat en biologie de l’Université de Californie à Berkeley) prédit que le Darwinisme va perdre dans sa lutte contre le mouvement dessein intelligent (ID).  Il dit que d’abord il va perdre à cause des données.  Bien que les Darwinistes aient eu près de 150 ans pour en trouver, il manque beaucoup de données pour le Darwinisme.  Autrement on ne cesserait pas de trouver presque chaque mois une nouvelle découverte qui donne enfin la « preuve ».  Tandis qu'en dix fois moins de temps des scientifiques du mouvement ID ont trouvé au moins des données préliminaires pour soutenir leur thèse.  Sinon des Darwinistes n’essaieraient pas avec autant de force de réfuter, ridiculiser, ou d'exclure l'ID des discussions sérieuses.  S’il n’y avait pas des indices pour le dessein, le journal "Nature" ne dirait pas des bêtises comme : « même si toutes les données indiquent un dessein intelligent, une telle hypothèse est exclue de la science parce qu’elle n’est pas naturaliste. ».  Puisque des Darwinistes perdent de plus en plus sur les données, ils se tournent de plus en plus vers la censure.  Ils crient qu’il n’y a pas de débat, mais tous ceux qui y prêtent attention savent que le débat existe.  Des Darwinistes sont sur la défensive.  Parmi leur tactique en désespoir de cause ils utilisent « l’expertisme » : il n’y a qu’eux qui sont les experts dans la matière et les autres n’ont à que se taire et les écouter.  Mais n’importe qui peut lever une question légitime et ce n’est pas une bonne réponse que de parler des manques de qualifications de celui qui pose une question.  En fait de telles tactiques sont l’aveu de la défaite par avance. L'ID n’est pas le fondamentalisme biblique et ce n’est pas limité des Etats-Unis.  C’est un phénomène international avec une popularité en croissance partout dans le monde surtout parmi des étudiants universitaires.  Après la décision légale de Dover, Pennsylvanie, qui a interdit dans les écoles publiques de mentionner l'ID ou de dire le moindre mal contre le Darwinisme, une étudiante universitaire en mathématique et en chimie a dit ceci : « Bien qu’ils puissent nous dire ce que nous pouvons dire, ils ne peuvent pas nous dire ce que nous pouvons penser … La science n’a jamais été décidée par une décision juridique. »  Un nombre croissant de jeunes hommes et femmes très intelligents ont le courage de questionner le Darwinisme, étudier le dessein intelligent, et suivre des données qui y mènent.

 


Commentaire n° 5 posté par Nancy Matsinger le 23/02/2007 à 23h30
Une analyse assez pertinente pour comprendre pourquoi le créationnisme trouve un plus grand écho chez les protestants et musulmans que chez les catholiques ou les juifs
http://www.historia-nostra.com/index.php?option=com_content&task=view&id=610&Itemid=60
Commentaire n° 6 posté par arnodu le 02/07/2007 à 21h20
A propos du concept de Dessein Intelligent
 
Le concept de Dessein Intelligent (ID en anglais) est à tort souvent lié à Dieu et au créationnisme, en opposition avec le darwinisme et l’évolutionnisme. Nous sommes là en réalité face à un vieux débat philosophique transposé cette fois de l’homme à l’univers : la difficile et sinon impossible distinction entre l’inné et l’acquis. Mais le lecteur de mes pages http://controlled-hominization.com/index_fichiers/page0010.html conviendra peut-être que cet affrontement est stérile.
En tant que matérialiste, je pense que l’évolutionnisme n’est pas en contradiction avec toute conception d'ID et qu’une synthèse est même possible.
Si la plus grande complexité d’une structure ne pourrait exclure l’évolutionnisme, la science ne pourrait non plus rejeter toute idée d’intervention intelligente dans l’évolution de l’univers, du moins à certaines étapes du processus. Après tout, l’homme lui-même est déjà un acteur local dans cette évolution, acteur qui s’est sans doute montré peu intelligent jusqu’ici (réchauffement planétaire, sciences de la vie, sélection et disparition d’espèces…). Mais il pourrait être conduit à jouer un rôle bien plus grand s’il parvient à survivre (dispersion de la vie dans le cosmos, « terraformation » de planètes, « planètes » artificielles, êtres artificiels…). C’est déjà là l’ébauche d’un dessein intelligent qui n’a pour limite que notre capacité de survivre. Nous serions sans doute déjà considérés comme des dieux par nos ancêtres du Moyen Age, et nous serions de même tentés de considérer nos descendants comme des dieux si nous pouvions revenir sur notre planète dans quelques centaines ou quelques milliers d’années.
Par son refus de considérer l’hypothèse que l’intelligence ait déjà pu jouer un rôle significatif dans l’évolution de l’univers, l’homme tient en fait pour acquis qu’il est l’être le plus avancé à avoir vu le jour. C’est au fond une autre façon de se placer encore une fois au centre de tout, comme avec la Terre avant Galilée. Cet anthropocentrisme n’est pas très rationnel.
Tout en restant dans un cadre évolutionniste, le concept d'ID pourrait pourtant au moins s'appliquer pour l'homme futur, s'il parvient à survivre suffisamment longtemps pour pouvoir jouer un rôle non négligeable dans l'évolution de la vie dans ce système, dans la galaxie, et pourquoi pas davantage. Et il pourrait également s'appliquer pour d'éventuels ET plus avancés qui nous auraient précédés dans ce rôle, qui pourraient par exemple, grâce à leur science, y jouer déjà un rôle significatif, même s'ils sont eux-mêmes nés du hasard.
Sans vouloir remonter à un dieu toujours problématique, l'intelligence, même née suivant les lois du hasard, est trop catégoriquement ignorée dans l'évolution de l'univers, et ce refus relève à mon avis plus de la foi dans la solitude de l’homme dans l’univers que de la vraie science. Même si le concept d’ID n’a jamais été mis en œuvre par d’autres êtres dans cet univers, pourquoi serait-il interdit à l’homme de vouloir le prendre à son compte un jour ? Il ne s'agit sans doute là que d'hypothèses, mais la science progresse ainsi, et il ne serait pas scientifique d’en exclure une qui pourrait être tout à fait vraisemblable. L’ID est un peu trop facilement écarté et ridiculisé actuellement, un peu comme la dérive des continents naguère, et bien d'autres concepts encore...
Benoit Lebon
Commentaire n° 7 posté par Lebon le 22/08/2007 à 16h11

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